Odette Collon octobre-novembre 2007
un livre et une exposition
La Mémoire et la Mer
Photo Marie Goeyens
décembre 2007
L'exposition fut un succès !
Merci à tous d'être venus si nombreux honorer l'artiste et son oeuvre !
Odette Collon et Gisela Berk, une artiste allemande et amie de longue date
Nous avons le vif plaisir de vous annoncer un double évènement consacré à l’artiste peintre Odette Collon. Les éditions Tandem consacrent un livre d’entretien avec l’artiste, qui sort de presse aujourd’hui :
Odette Collon. Peindre et crier « A table » en même temps. Conversation avec Adrien Grimmeau, Gerpinnes, Editions Tandem, 2007.
Après Alechinsky et Mendelson parmi d’autres, c’est aujourd’hui une nouvelle figure du mouvement historique "La jeune peinture Belge" qui se voit consacré par la prestigieuse collection «Entretien avec», des éditions Tandem, aux côtés de noms aussi importants que Beuys, Warhol, Delahaut ou encore Jan Fabre…
La parution de ce livre d’entretien réalisé par Adrien Grimmeau, historien d’art, est accompagnée d’une exposition des œuvres les plus récentes de l’artiste.
Le vernissage de cette exposition se tiendra le 31 octobre prochain, dès 18 heures 30, à la Petite Galerie, 1A rue de Livourne à 1060 Bruxelles.
C’est donc aujourd’hui le passionnant parcours d’une artiste hors norme, indépendante de toute école et dont l’œuvre profondément originale reste par trop méconnue, que vous invitent à découvrir l’exposition organisée par la Petite Galerie à Bruxelles, ainsi que le livre d’entretiens avec Odette Collon publié aux Editions Tandem.
"Peindre et crier à table en même temps"
lire ici quelques extraits du livre
Signalons par ailleurs que la Petite Galerie sera d'ores et déjà accessible au public le mercredi 31 octobre dès 14 h 30.
Elle sera également ouverte le lendemain, jeudi 1er novembre, de 11h à 13h ainsi que le vendredi 2 et le samedi 3 novembre, entre 14 heures 30 et 18 heures 30, et enfin, le dimanche 4 novembre de 11 à 13 heures.
lire ici la biographie d'Odette Collon
Quelques oeuvres présentées à l'occasion de cette exposition
Rêveuses Voyelles
jusqu'au coeur des Ténèbres
Sonder le Mystère
temple Hindou
Le banc
Photos Marie Goeyens
02 653 25 96
0476 312 706
m.goeyens@skynet.be
http://atelier23.be
Extraits de Peindre et crier « A table » en même temps
Extraits de :
Odette Collon. Peindre et crier « A table » en même temps. Conversation avec Adrien Grimmeau,
Gerpinnes, Editions Tandem, 2007.
Philosophie de vie
«Le seul ennui dans toute l’histoire, c’est que finalement on n’a pas assez de vies, on n’a pas le temps de rêvasser entre deux. On doit toujours courir. Moi je n’aime pas courir. »
Approche de la peinture
"Je peins parce que je ne sais pas faire autrement. Je n’ai aucune prétention. Je suis, ou veux être, une bonne mère. Dès lors, je savais que je ne serais jamais au faîte. Ça ne m’a jamais gênée, et maintenant moins que jamais. »
L’enfance
«Pour moi une salle d’exposition c’est comme quand on va manger des gâteaux. Le dimanche matin, c’était un de mes plaisirs. Ces salles qui étaient encore un peu sinistres, un peu feutrées … J’adorais cette ambiance. Et puis c’était quelque chose que je partageais avec mon père. »
Van Gogh
"Quand j’ai eu 18 ans, j’ai demandé les lettres de Van Gogh. J’allais chez le marchand de couleurs avec la liste de peintures que Van Gogh demandait à son frère. Je croyais ne pas pouvoir me tromper. Jaune de Mars, noir d’Ivoire, … pour moi c’était des poèmes. C’étaient des noms tellement beaux ! »
La jeune peinture belge
« C’est Ramah qui était venu à la maison en disant « donne moi une série de tes "œuvres" et je vais les présenter à la Jeune Peinture ». C’est lui qui les a choisies et qui les a amenées là-bas. Le soir ou le lendemain, quelqu’un a téléphoné à la maison : « elle est acceptée, elle fait partie du groupe de la Jeune Peinture Belge ». »
« Enfin la couleur revenait ! Il ne faut pas oublier qu'en quatre ans de guerre, même si on est choyé, si on est dans une maison où rien ne vous arrive, on connaît tout de même des privations. On vivait avec l’ennemi. Tout était un peu vert de gris, couleur allemande. Et tout d’un coup il y a cette exposition de la Jeune Peinture française à Bruxelles. C’est un feu d’artifice ! Tous ces artistes sortaient de cette noirceur de la guerre et d’une peinture assez conventionnelle. Les peintres belges ont été très influencés par cette exposition. »« En somme, la Jeune Peinture, pour moi, ce fut un miracle, je ne peux pas dire mieux. Je travaillais, je chipotais, je peignais, je dessinais, et j’estimais que je passais bien mon temps, mais je ne me disais pas « j’ai la moindre once de talent ». Je n’ai jamais pensé une chose pareille. Pour moi tout ça était un accident, mais lorsque l'on m’a dit que je partais en Suède, j’ai trouvé ça tout à fait normal. Je ne me posais pas de questions. Vous savez, j’étais une enfant gâtée. »
La vie de couple
« Je vivais très renfermée, très mélancolique aussi. Je n’étais pas gaie, parce que je me rendais compte que j’étouffais quantité de trucs en moi, mais sans oser le dire puisque c’est moi qui avait choisi cette vie. J’étais prise entre deux feux. Avouer que je n’étais pas très heureuse de cette situation c’était reconnaître que j’avais fait une connerie. »
La vie de famille
«Je n’ai jamais arrêté d’avoir un crayon en main. Mais je n’avais pas le temps de réfléchir à exprimer mon moi profond. Pour moi la création se fait lentement. Il faut prendre le temps. L’inspiration ne vient pas s’asseoir sur mon épaule tous les quarts d’heure. »
Le retour à la peinture«Comme j’avais un grand rez-de-chaussée, je pouvais mettre des trucs par terre, des branches, des feuilles, que j’assemblais. Je les collais ensemble, et c’est autour de ces objets que j’ai trouvé que tout d’un coup, ça avait besoin d’une touche de couleur. D’un autre côté, comme l’huile ne séchait pas assez vite, j’ai rajouté du sable et toute sorte de choses pour accélérer. J’inventais au fur et à mesure. »